A9-M : test du mini AUV de guerre des mines d’Exail

13 mai 2026

comment Aucun commentaire

Par drone sous marin

Le A9-M et les mini AUV marquent une étape visible de la modernisation des moyens de lutte contre les mines. Ces véhicules légers concourent à la réduction des risques pour les équipages en mer tout en augmentant la capacité de détection.

Les tests et essais menés depuis 2024 montrent des gains en précision et en autonomie pour les drones sous-marins et les systèmes associés. Cette progression technique prépare la suite des déploiements opérationnels et l’adaptation des doctrines de sécurité navale.

A retenir :

  • Modernisation des moyens de guerre des mines
  • Réduction de l’exposition des équipages en mer
  • Détection accrue via sonars embarqués et remorqués
  • Interopérabilité entre USV, AUV et ROV

À partir de ces enjeux, A9-M et mini AUV pour la détection de mines

Capacités techniques des mini AUV

A lire également :  XLUUV : définition, enjeux stratégiques et cas d’usage

Ce passage expose les capacités techniques attendues pour les mini AUV dans la lutte anti-mines. Les drones doivent combiner faible signature, autonomie suffisante et capteurs performants pour la détection de mines.

Selon le Ministère des Armées, les nouveaux systèmes privilégient des sonars compacts et des imageries à haute résolution pour l’identification des menaces. Selon Thales, le SAMDIS 600 réduit la consommation tout en offrant une imagerie synthétique adaptée aux missions.

Points opérationnels :

  • Faible signature magnétique et acoustique
  • Autonomie compatible avec missions côtières
  • Capteurs SAMDIS 600 ou équivalents

Plateforme Longueur Masse Profondeur opérationnelle
A18-M 5 m 500 kg 300 m
A27 Plus grand Plus lourd Plus profond que A18-M
A9-M Compact Léger Conçu pour opérations côtières
Mini AUV générique Variable Variable Typiquement côtière à intermédiaire

« J’ai piloté un mini AUV pendant un essai à Brest, la détection s’est révélée rapide et fiable »

Jean D.

En reliant les capacités aux systèmes SLAM‑F, rôle des USV et des drones sous-marins

Intégration des AUV dans le dispositif SLAM‑F

A lire également :  Traités, droit de la mer et éthique : le cadre des drones sous-marins militaires

Cette section décrit comment les AUV s’articulent avec les USV et les postes de commandement dans SLAM‑F. Les Modules de Lutte Contre les Mines comprennent des USV, des AUV et des ROV pour une chaîne complète de détection et neutralisation.

Selon Mer et Marine, la Marine nationale prévoit six modules opérationnels d’ici 2030 et huit supplémentaires d’ici 2035 pour améliorer la sécurité des approches portuaires. Selon le Ministère des Armées, la modularité permet des postes basés à terre ou embarqués à bord de plates-formes adaptées.

Rôles dans SLAM‑F :

  • USV: détection et remorquage de sonars
  • AUV: cartographie fine du fond marin
  • ROV: identification et neutralisation des mines

Les USV comme Apollo embarquent le MOAS pour l’évitement et peuvent déployer le TSAM pour sonder plus profond. Cette organisation prépare la coordination des drones sous-marins en zone à risque.

« Lors du test du USV, la liaison entre le poste et le drone a réduit les délais de détection »

Claire M.

Le format robotisé aide à diminuer l’exposition humaine dans les zones dangereuses et facilite la sécurisation portuaire. Cette capacité robotique change les pratiques opérationnelles des équipes de déminage.

A lire également :  De l’essai à l’opérationnel : où en est l’XLUUV en 2025 ?

En conséquence pratique, logistique et défis pour les tests opérationnels

Interopérabilité, maintenance et chaîne logistique

Ce point aborde l’organisation logistique requise pour maintenir les drones sous-marins en condition opérationnelle. La maintenance, la sécurité des communications et la gestion des pièces détachées sont des priorités quotidiennes pour les équipes techniques.

Selon Thales, le TSAM et le SAMDIS 600 permettent une réduction significative de l’empreinte énergétique des sonars embarqués. Les modules exigent une coordination entre constructeurs, opérateurs et autorités maritimes pour garantir la disponibilité.

Tableau plateformes USV et ROV :

Système Longueur / Masse Profondeur utile Particularité
USV Apollo 12 m / 20 tonnes MOAS jusqu’à 80 m Charge utile remorquée TSAM ou ROV
TSAM remorqué Variable Jusqu’à 200 m Imagerie SAMDIS pour classification
ROV de neutralisation 300 kg 300 m 3 charges explosives, câble 1000 m
MOAS embarqué Intégré au USV Détection jusqu’à 80 m Sonar d’évitement pour la navigation

Principaux défis :

  • Sécurisation des liaisons de commande
  • Maintenance en conditions maritimes contraignantes
  • Interopérabilité entre constructeurs européens

« L’automatisation a réduit notre exposition et a accéléré les procédures de sécurisation portuaire »

Marc L.

Les essais opérationnels montrent des progrès mais confirment aussi les défis logistiques et réglementaires à adresser. Ce constat impose une montée en compétences des équipages et des techniciens dédiés aux robots autonomes.

« Ce système change la donne pour la sécurité des ports et la protection des approches maritimes »

Anne P.

Source : Ministère des Armées, « La DGA livre le premier drone de surface de guerre des mines à la Marine nationale dans le cadre du programme SLAM-F », Ministère des Armées, 21 janvier 2025 ; Thales, « Thales remporte le contrat franco-britannique de système futur de lutte contre les mines marines », Thales, 27 mars 2015 ; Mer et Marine, « Actualisation de la LPM : quelles conséquences pour les forces armées françaises ? », Mer et Marine, 13 avril 2026.

Articles sur ce même sujet

Laisser un commentaire