AUV Osprey : fiche technique, autonomie et profil de mission

21 octobre 2026

comment Aucun commentaire

Par drone sous marin

Conçu pour les relevés et inspections en eaux profondes, l’AUV Osprey est un véhicule sous-marin autonome modulaire dérivé de l’architecture Gavia. Son diamètre de 324 mm et sa profondeur opérationnelle nominale de 2 000 mètres permettent d’adapter énergie et capteurs embarqués à des missions variées.


Sa fiche technique associe propulsion électrique, navigation sous-marine assistée et charge utile configurable. Pour évaluer son intérêt, il faut relier ces caractéristiques à l’autonomie énergétique, aux conditions de déploiement et au profil de mission envisagé.


A retenir :


  • Profondeur nominale de 2 000 mètres pour les opérations en eaux profondes
  • Modules interchangeables pour adapter énergie, navigation et charge utile
  • Endurance indicative de 24 heures à 3,5 nœuds avec deux batteries
  • Capteurs configurables pour inspection, défense et cartographie des fonds marins

AUV Osprey : fiche technique et architecture modulaire


Cette configuration modulaire détermine directement la manière dont l’Osprey s’adapte à chaque mission. Selon Teledyne Marine, les éléments s’assemblent par le système QuickLock et communiquent via le Teledyne Vehicle Bus.


Des modules adaptés à la charge utile

A lire également :  Que faut-il savoir sur le drone sous-marin Chasing Gladius Mini S Flashpack ?

La plateforme comprend cinq familles de modules : propulsion, contrôle, batteries, charge utile et nez, avec un module ADH optionnel. Chaque élément est transportable et peut être détecté par le système une fois raccordé, ce qui facilite les changements de configuration.


Une équipe chargée d’inspecter une conduite peut ainsi privilégier les instruments de mesure, tandis qu’un relevé scientifique demande plutôt des sonars ou des capteurs optiques. La longueur peut atteindre cinq mètres et la masse en air, 400 kilogrammes, selon l’assemblage retenu.


Paramètres physiques annoncés :


Paramètre Valeur annoncée
Diamètre 324 mm
Profondeur nominale 2 000 m
Longueur maximale Jusqu’à 5 m, selon configuration
Masse maximale en air Jusqu’à 400 kg, selon configuration


Propulsion électrique et autonomie énergétique


La propulsion repose sur un propulseur à entraînement périphérique, tandis que les batteries lithium-ion rechargeables fournissent 4,4 kWh par module. Selon Teledyne Marine, deux modules permettent une endurance typique de 24 heures à 3,5 nœuds.


Cette valeur reste indicative : vitesse, capteurs et configuration influencent la consommation réelle. Le véhicule peut recevoir jusqu’à trois batteries, et le remplacement des modules sur le terrain peut soutenir des opérations prolongées.


Options de configuration énergétique :


  • Un ou plusieurs modules rechargeables de 4,4 kWh
  • Deux batteries pour l’endurance typique annoncée
  • Trois batteries pour augmenter la réserve énergétique
  • Échange des batteries sur site pour prolonger les opérations
A lire également :  Les drones bathymétriques révolutionnent la topographie et l’hydrographie

Navigation sous-marine et maîtrise de la profondeur opérationnelle


La capacité à embarquer des modules différents prend toute sa valeur lorsque le véhicule doit suivre une trajectoire précise. Selon Teledyne Marine, la navigation combine une centrale inertielle de qualité hydrographique et un DVL de Teledyne RDI.


Positionnement et suivi de trajectoire


Le DVL mesure le déplacement par rapport au fond lorsqu’il conserve le verrouillage acoustique, disponible jusqu’à 850 mètres selon l’option retenue. Cette limite concerne le suivi DVL au fond, et non la profondeur opérationnelle maximale du véhicule.


Pour des déploiements plus longs, des systèmes USBL ou des transpondeurs LBL installés sur le fond peuvent compléter le positionnement. Un récepteur compatible avec le DGPS, un modem acoustique et une liaison Iridium répondent à des besoins différents de localisation et de suivi.


Les moyens de navigation et de communication :


Équipement Rôle indiqué
INS assistée par DVL Navigation inertielle corrigée par les mesures de vitesse
USBL optionnel Positionnement acoustique depuis un navire ou une plateforme
LBL optionnel Références fournies par des transpondeurs ancrés au fond
Modem acoustique Suivi du véhicule et transmission d’états
Liaison Iridium Communication satellitaire à couverture globale annoncée


Autonomie logicielle et gestion de mission

A lire également :  Wiboat T1 : le drone marin essentiel pour les hydrologistes modernes

La planification peut s’appuyer sur MOOS-IvP ou ROS, deux environnements cités pour adapter le contrôle aux tâches prévues. Le logiciel reprend l’expérience acquise avec le Gavia et s’accompagne des outils Control Center et Crew Members.


Cette souplesse ne remplace pas la préparation opérationnelle : parcours, conditions acoustiques et points de récupération doivent être définis avant la mise à l’eau. Une cartographie de zone complexe exige notamment de vérifier la compatibilité entre altitude de travail, sonar et méthode de positionnement.

Profil de mission et capteurs embarqués de l’Osprey


Une navigation précise prépare le travail de la charge utile, qui transforme le trajet en données exploitables. Le profil de mission peut viser l’inspection d’infrastructures, la recherche scientifique ou la cartographie des fonds marins.


Choisir les capteurs selon le relevé


Le catalogue de capteurs optionnels comprend le sonar à ouverture synthétique, le sondeur multifaisceaux, le sonar latéral et le profileur de sous-sol. Des caméras haute résolution, un système de balayage laser et des projecteurs peuvent compléter l’équipement.


Pour cartographier une zone étendue, un sonar multifaisceaux peut produire des mesures bathymétriques, tandis qu’un sonar latéral aide à repérer des objets sur le fond. La sélection doit tenir compte du niveau de détail attendu et de l’énergie consommée pendant le parcours.


Exemples de charges utiles :


  • Sonar à ouverture synthétique pour l’imagerie détaillée
  • Sondeur multifaisceaux pour les relevés bathymétriques
  • Sonar latéral pour l’observation des objets au fond
  • Caméra, laser et projecteurs pour l’inspection visuelle
  • Profileur de sous-sol pour étudier les couches sédimentaires

Récupération et préparation du déploiement


Les systèmes de secours redondants comprennent une masse largable, une balise acoustique et un émetteur Iridium. Ces équipements offrent des options de récupération sous l’eau ou en surface, sans supprimer la nécessité d’un plan d’intervention défini.


Avant le départ, l’opérateur doit vérifier l’assemblage, les batteries, les capteurs et les moyens de communication. Ce contrôle relie les caractéristiques de la fiche technique aux contraintes concrètes du site et permet de sélectionner une configuration cohérente.

Source : Teledyne Marine, fiche produit « Osprey AUV ».

Articles sur ce même sujet

Laisser un commentaire