Spray2 : test de la version commerciale du planeur sous-marin Spray

1 juin 2026

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Par drone sous marin

La France engage une nouvelle phase d’exploration des grands fonds avec le projet Spray2. Ce planeur sous-marin de version commerciale promet d’étendre l’observation jusqu’à 3 500 mètres.


La conduite du projet par Ifremer et la conception assurée par ALSEAMAR renforcent la filière nationale. Les éléments clés à connaître sur la technologie et les tests suivent.


A retenir :


  • Extension des capacités d’observation jusqu’à 3 500 mètres
  • Renforcement de la souveraineté scientifique et industrielle nationale dans la technologie marine
  • Surveillance prolongée des risques volcaniques et sismiques à Mayotte
  • Collecte longue durée de paramètres biogéochimiques pour modélisation climatique

À partir de ces enjeux, Spray2 : caractéristiques techniques pour l’océanographie profonde, prélude aux tests opérationnels


Pour répondre à la profondeur ciblée, structure et matériaux du planeur


La conception favorise alliages et composites capables de résister aux pressions extrêmes en profondeur. Les renforts ciblent l’étanchéité des compartiments électroniques et la sécurité des capteurs embarqués.

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Selon ALSEAMAR, l’expérience acquise sur des modèles précédents a orienté les choix industriels et les tests de fatigue. Ces ajustements visent à garantir la robustesse nécessaire pour des opérations prolongées.


« J’ai participé aux simulations de charge et j’ai vu la résistance accrue des pièces critiques lors des essais »

Claire D.


Pour assurer la navigation autonome, capteurs et pilotage intégrés


Le Spray2 combine inertie, GPS en surface et algorithmes de navigation autonome pour corriger sa trajectoire. Cette architecture favorise la précision des relevés et la continuité des missions sans intervention humaine.


Selon l’Ifremer, la robotique sous-marine embarquée permet d’adapter les profils de plongée en fonction des conditions océaniques observées. L’optimisation logicielle réduit la consommation énergétique durant la collecte.


Usages scientifiques :


  • Observation des profils thermiques verticaux
  • Suivi des gradients de salinité
  • Mesures biogéochimiques pour modèles climatiques
  • Détection d’anomalies liées aux aléas géologiques

Caractéristique Spray2 Modèles antérieurs
Profondeur maximale 3 500 mètres ~1 250 mètres
Autonomie en mer Semaines à mois selon mission Semaines
Capteurs typiques CTD, oxygène, bio-optique, flux CTD, oxygène, capteurs physiques
Zones de déploiement Méditerranée puis Mayotte Missions côtières et offshore

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Un court reportage vidéo illustre le fonctionnement général des planeurs et leur déploiement en mer. La vidéo contextualise les opérations et montre des manoeuvres de récupération en surface.



À l’issue des validations techniques, tests en mer planifiés : Méditerranée puis Mayotte pour la mise en pratique


Pour la première phase, objectifs et protocole en Méditerranée


La Méditerranée servira de banc d’essai pour évaluer la collecte de profils physiques et biogéochimiques sous conditions réelles. Les équipes viseront l’ajustement des paramètres de plongée et la calibration des capteurs embarqués.


Selon le CNRS-INSU, ces mesures s’inscrivent dans le Service National d’Observation MOOSE pour suivre l’évolution des eaux profondes. Les données permettront d’affiner les modèles de changement climatique à petite échelle.


Aspects opérationnels :


  • Calibration des capteurs in situ
  • Coordination CNRS-Ifremer-ALSEAMAR
  • Tests de communication et récupération
  • Validation des algorithmes de navigation

Pour la seconde phase, déploiement à Mayotte et objectifs de surveillance


Un groupe de prototypes sera ensuite déployé au large de Mayotte pour une mission d’environ un an. L’objectif inclut la surveillance du volcan sous-marin Fani Maoré et l’étude des risques géologiques associés.

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Selon l’Ifremer, les données issues de ces déploiements compléteront celles recueillies précédemment par les planeurs SEAEXPLORER. L’association des séries chronologiques renforcera la capacité d’alerte précoce.


Phase Lieu Objectif Durée
Validation en mer Méditerranée Calibration et ajustement Semaines
Déploiement opérationnel Mayotte Surveillance volcanique et sismique Environ un an
Comparaison séries Zones multiples Intégration données historiques Continu
Rapports techniques Centres partenaires Validation scientifique Après chaque phase


« Le déploiement à Mayotte représente un effort collectif pour la surveillance des aléas »

Marc L.



Suite aux tests en mer, validation des capacités scientifiques et perspectives industrielles pour la robotique sous-marine


Pour maximiser l’impact scientifique, collecte de données et intégration


Le Spray2 vise à améliorer la quantité et la qualité de la collecte de données océanographiques pour la recherche. La combinaison de capteurs physiques et biogéochimiques permettra d’obtenir profils verticaux répétés et comparables.


Selon ALSEAMAR, l’intégration des flux de données vers les réseaux nationaux facilitera l’accès des chercheurs et la réutilisation. L’interopérabilité logicielle est prioritaire pour exploiter ces séries temporelles.


Limites et adaptations :


  • Contraintes liés aux pressions extrêmes
  • Adaptations logicielles pour courant fort
  • Maintenance à distance limitée
  • Besoin d’essais répétés en conditions variées

Pour la filière française, retombées industrielles et souveraineté


La réussite du Spray2 renforcerait une filière industrielle nationale en technologie marine. Le développement soutenu par France 2030 concourt à une autonomie stratégique pour l’observation océanique.


Selon le CNRS, l’appui interinstitutions favorise l’émergence de solutions partagées entre recherche et industrie. Cette synergie rend possible une montée en capacité sur la robotique sous-marine française.


« J’ai observé des progrès notables dans la précision des profils et la stabilité de la navigation autonome »

Marcine T.



« L’innovation portée par ce planeur illustre une vraie avancée pour l’océanographie opérationnelle »

Alain P.



Source : Ifremer, « Communiqué de presse », Ifremer ; ALSEAMAR, « Présentation produit », ALSEAMAR ; CNRS, « MOOSE Service National d’Observation », CNRS-INSU.

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